Quel avenir pour l’Entre-Sambre et Meuse

Le Sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse rencontre aujourd’hui d’importantes difficultés socio-économiques. Face à ce constat, les mandataires ECOLO ont voulu présenter leurs pistes pour la région, fruit de nombreuse visites et rencontres avec des acteurs de terrain. 4 secteurs prioritaires, 3 moyens d’action pour un projet : le « Pays de l’Eau d’Heure »

Publié le vendredi 17 janvier 2014

Si la région concentre aujourd’hui une série de problèmes en matière d’emploi, de pauvreté, de vieillissement, de mobilité, d’état du logement… elle présente aussi un véritable potentiel de redéploiement en phase avec les nécessités de la transition écologique de notre économie.

La séquence "Pays de l’eau d’heure" réalisée par Canal C

Au-delà des constats et des statistiques peu enthousiasmantes, les mandataires ECOLO ont visité et rencontré, sur leur terrain, les acteurs économiques, sociaux et culturels qui croient au potentiel de leur région afin d’approfondir leurs réflexions et de nourrir leurs propositions pour un redéploiement économique de la zone. Quatre priorités

Soutenir la rénovation énergétique du bâti public et privé alors que la qualité de l’habitat dans l’ESEM laisse fortement à désirer. Cela crée de l’emploi, diminue notre dépendance aux énergies fossiles et soulage durablement la facture énergétique des ménages et des communes.

Valoriser le potentiel de tourisme vert en mettant en réseau tous les acteurs institutionnels (maisons du tourisme, fédérations provinciales, offices du tourisme), en élargissant le Parc Naturel Viroin-Hermeton à des communes voisines, en proposant des produits touristiques complets, en mettant en place une centrale de réservation des hébergements. Dans cette optique, il serait intéressant d’envisager une formation locale en tourisme.

Permettre le développement des expériences de circuits courts qui doivent continuer à se développer. Il faut soutenir les producteurs et consommateurs en organisant des activités auxquelles ils peuvent se rencontrer. Enfin, nous proposons de favoriser la transformation locale pour que la plus-value sur les produits profite aux acteurs du territoire.

Le soutien aux initiatives dans le secteur de l’aide aux personnes sera décisif. Le bien-être d’une population vieillissante en dépend.

Trois moyens d’action

Ce projet pourrait s’articuler notamment autour des moyens d’action suivants :

Le développement de la formation initiale et continue dans le bassin de vie, en collant au mieux aux besoins et potentialités du territoire

L’amélioration de la mobilité tant professionnelle que familiale et culturelle en soutenant des projets comme celui de Mobil ESEM et de la connectivité grâce à un projet de déploiement de fibre optique sur le territoire de l’Entre-Sambre-et-Meuse

La promotion de la culture notamment va la création d’événements permettant de valoriser le potentiel du territoire

Les ressources sont disponibles, la créativité et l’enthousiasme existent. Le Sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse a sans doute avant tout besoin d’une mobilisation collective autour d’un projet de développement territorial dépassant les frontières communales, provinciales et même nationales.

Dans l’arrondissement de Philippeville une vision, un projet et un leadership pour le « Pays de l’Eau d’Heure » pourrait donc être un des enjeux importants des prochaines élections.